samedi 28 janvier 2012

A 39 ans, elle tient toujours à sa virginité



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Info rédaction, publiée le 26 janvier 2012
Vierge à 39 ans
Une Britannique affirme être toujours vierge malgré ses 39 ans et plusieurs conquêtes.
Elle s'appelle Charlotte, est une Britannique de 39 ans et a déclaré publiquement dans The Sun être encore vierge à 39 ans. La raison est simple : elle est exigeante et veut réserver son hymen à un "homme juste et bon". Elle ajoute même n'avoir jamais embrassé un partenaire, et son dernier dîner avec un homme date de deux ans !
Une décision qu'elle prétend avoir pris lorsqu'elle était seulement âgée de 11 ans. Charlotte ajoute aussi qu'elle "ne regrette pas ce choix." Et ce n'est pas apparemment le genre de personne à rester cloîtrée chez elle en attendant le prince charmant. Selon ses dires, elle a une vie sociale bien remplie, a un cercle d'amis, voyage et est même ceinture noire d'arts martiaux. Directrice de théâtre, son épanouissement professionnel semble incontestable.
Elle dit par ailleurs que son existence de célibataire lui apporte de beaucoup de sécurité et lui donne l'impression d'avoir un "contrôle" sur sa vie. "Le fait de me concentrer sur moi-même me permet de bien préparer ma relation future avec l'homme dont je partagerai la vie." Son leitmotiv, c'est donc l'espérance. "Je suis heureux de savoir qu'un jour je vais avoir une relation merveilleuse et enrichissante avec un homme que j'aime."
Peur de souffrir ?
Aussi, l'absence de sexe ne semble pas être un problème. "Comment une chose que vous connaissez pas peut-elle vous manquer ?" affirme-t-elle sans sourciller. Pour elle, préserver son intimité pour l'amour de sa vie ne constitue pas un phénomène isolé, mais est plutôt très en vogue dans la société actuelle. "Il y a des forums sur Internet où beaucoup de femmes fuient les coups d'un soir et ne décident de coucher qu'avec celui qui partagera leur vie." En restant vierge, elle veut aussi se protéger sentimentalement. "J'ai vu tellement de filles qui ont eu leur cœur brisé parce qu'elles se sont données à quelqu'un" assure-t-elle.
Cette Britannique est également membre d'un groupe de 6000 célibataires qui prône une vie sans sexe. "Certains ont choisi cette voie pour des motifs religieux, d'autres à cause d'un passé sentimental douloureux." Elle ne juge pas les femmes qui ont perdu prématurément leur pucelage à ses yeux. Mais elle se désole par contre du fait que de se donner à un homme pour la première fois est davantage un poids à enlever plutôt qu'un choix pour beaucoup de jeunes filles.
Elle a prévu de s'inscrire sur un site de rencontres
Et qu'en pensent ses parents ? "Mon père ne m'a jamais interrogé à ce sujet parce que ce n'est pas le genre de conversation qu'a un papa avec sa fille. Quant à ma mère, elle trouve cela déroutant et s'inquiète un peu pour moi parce que je n'ai pas de vie de famille. Mais j'ai beau être vierge, il n'empêche que j'adore les enfants. Je suis marraine de sept bambins, quatre enfants d'un ami et trois de ma sœur."
Charlotte avoue néanmoins avoir l'intention de s'inscrire sur un site de rencontres pour optimiser les chances de trouver l'heureux élu. "Il faut qu'il soit grand, passionné par les animaux et évidemment il doit respecter ma situation." Doit-il être également vierge ? "Ce serait un plus, mais je sais qu'on ne peut pas tout avoir." C'est ce qu'ont dû se dire par le passé ses prétendants...

Chine : cet enfant voit parfaitement dans le noir



En Chine, un enfant peut voir dans le noir aussi bien que les félins et a des yeux d'un bleu sublime.
La première fois que l'on a entendu parler de Youhui Nong, c'était en 2009. Mais cette année, ce gamin a fait les gros titres chinois, car il a intrigué la Terre entière avec ses yeux. D'un bleu magnifique, ce qui est rare chez les Asiatiques, les yeux du garçon ont une maladie rare appelée Luekodermia qui rend la pupille extrêmement sensible à la lumière... et qui lui permet de voir dans le noir. Surnommé "l'enfant-chat", Nong peut effectivement faire ce qu'il veut dans le noir, comme par exemple accompagner un professeur à la chasse aux criquets, la nuit, sans utiliser de lampes.
Shihua, son père, a expliqué à la télévision que "deux mois après sa naissance, on m'a dit que ses yeux étaient différents, j'avais remarqué que ses yeux étaient bleus. Nous l'avons emmené à l'hôpital (à Dahua, selon The Sun) mais le docteur nous a dit de ne pas nous inquiéter. Que ses yeux guériraient en grandissant". Finalement, rien n'a changé, mais cela n'a pas semblé déranger Youhui, du coup la famille Nong n'y a plus fait attention, selon Oddity Central.
Mais un jour, son professeur a remarqué que le garçon plissait les yeux à la lumière du soleil et qu'il se plaignait d'avoir la vision floue. Finalement un spécialiste de la vue lui a rendu visite dans son village, dans la province de Guanxi. Après avoir été surpris par la couleur des yeux de Youhui, il a été également stupéfait de découvrir que confrontés à une puissante lumière, les yeux de l'enfant devenaient fluorescent, qu'ils émettaient une lumière "bleue-verte, comme les chats". Depuis de nombreux reporters sont venus vérifier les dires en lui faisant passer toute une série de tests et le résultat est que l'enfant les a passé avec succès !
Retrouvez cet article sur Gentside.com
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A 39 ans, elle tient toujours à sa virginité
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hommage a michael jackson par ses enfants


 

vendredi 27 janvier 2012

Les ventes de Samsung ont été dopées par les smartphones



Mots clés : 
Par Cécile de La GuérivièrePublié  Réactions (2)
Les résultats du groupe sud-coréen ont été portés par les ventes de sa série de smartphones Galaxy.
Les résultats du groupe sud-coréen ont été portés par les ventes de sa série de smartphones Galaxy. Crédits photo : Lee Jin-man/AP
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Le géant sud-coréen dévoile ce matin un profit trimestriel et chiffre d'affaires annuel records, grâce au succès de ses smartphones Galaxy, concurrents de l'iPhone d'Apple. Son bénéfice annuel s'est érodé de 17%.

Le géant sud-coréen Samsung Electronics, grand rival de l'américain Apple, a annoncé ce matin avoir dégagé 5300 milliards de wons (3,61 milliards d'euros) de bénéfice d'octobre à décembre, peu ou prou ce qu'il avait prévu. Ce résultat au quatrième trimestre représente une progression de 76% par rapport à la même période un an plus tôt, et de 25% par rapport au trimestre précédent. Sur l'année 2011, Samsung dégage ainsi un bénéfice net de 13.730 milliards de wons (9,3 milliards d'euros), contre 16.150 milliards en 2010 (-17%), sur un chiffre d'affaires record de 165.000 milliards, en hausse de 6,7%. En termes de ventes, il est le premier groupe technologique mondial.
En hausse de 52%, les ventes annuelles de la division télécommunication ont été dopées par les ventes de sa gamme de smartphone Galaxy. «Malgré une concurrence accrue dans un contexte de ralentissement économique mondial, notre division Télécommunications continue à engranger de solides revenus avec un positionnement renforcé des smartphones haut de gamme», s'est réjoui dans un communiqué le vice-président de Samsung Electronics, Robert Yi. La division écrans a également enregistré une forte hausse de son chiffre d'affaires et de sa rentabilité, en particulier pour les écrans de téléphones et les écrans plats.
Sur l'ensemble de l'année 2012, Samsung prévoit une croissance du marché mondial des téléphones portables, toutes catégories confondues, inférieure à 10%. Mais le segment des smartphones devrait lui augmenter de plus de 30%, en particulier grâce aux pays émergents.
La publication de ces résultats et de ces perspectives a été bien accueillie par les investisseurs. Quelques minutes après l'ouverture de la Bourse de Séoul, l'action Samsung Electronics prenait 0,63% alors que l'indice phare de la place financière sud-coréenne, le Kospi, avançait de 0,12%.
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»Samsung fait mieux que l'iPhone dans les smartphones
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Cancer du sein : réduire la récidive par l'exercice



Par figaro icon Martine Perez - le 26/01/2012
L'Institut Curie propose aux femmes traitées la pratique d'une activité physique qui diminue de 20 % à 50 % le risque de récidive.
On sait avec de plus en plus de précision que l'exercice physique régulier au moins trois ou quatre fois par semaine pendant au moins trente minutes réduit le risque de cancer du sein, du côlon... Il a été également démontré par une enquête publiée en 2005 dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), que les femmes ayant eu un cancer du sein qui pratiquaient une activité physique régulière avaient un risque réduit de récidive (de 20 % pour plus de trois heures d'exercice par semaine) à 50 % (plus de neuf heures par semaine).
Malgré ces données très importantes, et mis à part quelques exhortations médiatiques à faire du sport, aucune action concrète utilisant l'exercice physique comme arme contre le cancer du sein n'avait été lancée jusqu'à présent.

Le mode de vie, un levier majeur

L'Institut Curie à Paris, centre anticancer réputé, vient de s'emparer de ce sujet et depuis quelques jours, en partenariat avec l'association Siel Bleu, propose aux femmes ayant été soignées pour un cancer du sein un programme d'activités physiques adaptées, dans le cadre de leur plan personnalisé de surveillance. Le mode de vie, en particulier l'alimentation et l'exercice physique, reste un levier majeur pour améliorer la santé des populations, encore trop peu utilisé par les médecins hospitaliers ou libéraux.
Systématiquement, à l'Institut Curie, lors de la consultation d'entrée en surveillance, un bilan physique individuel avec des professionnels de Siel Bleu est proposé aux femmes. Ensuite, des cours collectifs ou individuels leur permettent de découvrir les activités les mieux adaptées, l'objectif étant de les inciter à les poursuivre ultérieurement.
Un nombre croissant d'études confirment non seulement que l'activité physique est bénéfique pour limiter le risque de cancer, pour lutter contre la fatigue, pour atténuer les séquelles comme le lymphœdème, principale complication de la chirurgie des cancers du sein, pour lutter contre l'ostéoporose, la prise de poids ou le risque de dépression.

La meilleure façon de bouger

De surcroît, donc, une diminution notable du taux de rechute est observée chez les patientes atteintes de cancer du sein qui pratiquent une activité physique - au moins trente minutes de marche soutenue par jour, six jours par semaine, accompagné d'une alimentation saine, variée, riche en fibre avec au moins cinq fruits et légumes par jour.
«Les patientes ayant terminé leur traitement ont souvent besoin d'être aidées dans le retour à une vie normale. C'est aussi notre rôle en tant que médecins de rappeler aux patientes les règles d'une bonne hygiène de vie et si nécessaire de lesa ider à les mettre en pratique pour éviter le risque de rechute», souligne le Dr Laure Copel, médecin cancérologue spécialiste des soins de support à l'Institut Curie (Paris), à l'origine de cette initiative pilote.
«En fonction des capacités et des souhaits de chacune, nos professionnels font des préconisations concrètes quant à la meilleure façon de bouger davantage, sans forcément faire du sport»,précise Jean-Michel Ricard, directeur et cofondateur de Siel Bleu. L'objectif est de créer la motivation et la prise de conscience, tout en donnant à la patiente les clés de la réussite.»
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    • figaro icon Martine Perez

    lundi 23 janvier 2012

    Kobe Bryant: divorce avec sa femme


    Kobe Bryant: Sa femme lui prend 75M$ et 3 maisons !

    Sportune.fr
    sam, 21 janv 10:51:00 2012
    Les divorces sont des affaires compliquées. Et quand on est (très) riche, cela peut aussi coûter (très) cher. Demandez un peu son avis à Kobe Bryant, la star de la NBA. Le joueur des Lakers de Los Angeles fait partie des 15 sportifs les mieux payés au monde et vient de divorcer de sa jolie moitié, Vanessa. Selon le site Internet consacré aux people,TMZ, la demoiselle aurait réussi à récupérer dans l’affaire quelques 75 millions de dollars, soit la moitié de la fortune du champion, estimée, donc, à 150 millions.
    La femme de Kobe Bryant aurait récupéré 75M$ et 3 maisons dans le divorce !
    Et ce n’est pas tout. Dans cette histoire, Vanessa s’est vu aussi récupérer trois résidences. L’une d’elle est la maison dans laquelle vit sa mère, l’autre est la résidence principale du couple. La troisième vient juste d’être construite après deux ans de travaux. Vanessa a divorcé de Kobe en raison de ses infidélités supposées… Ils s’étaient rencontrés en 1999. Vanessa n’avait alors que 17 ans. Ils s’étaient mariés en avril 2001, soit il y a tout de même maintenant plus de 10 ans. Kobe et Vanessa Bryant ont deux filles: Natalia 8 ans, et Gianna, 5 ans ... lire la suite sur Sportune.fr
       

      dimanche 22 janvier 2012

      L'humanité va-t-elle manquer d'eau ?



      Par Mustapha BesbesMis à jour le 20/01/2012 à 22:59 | publié le 20/01/2012 à 22:46 Réactions (16)
      Le manque d'eau peut être physique (zones arides) ou économique (insuffisance d'infrastructures).
      Le manque d'eau peut être physique (zones arides) ou économique (insuffisance d'infrastructures). Crédits photo : © STRINGER Mexico / Reuters/REUTERS
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      INFOGRAPHIE - Du fait de la croissance démographique, la demande mondiale pourrait doubler d'ici à 2050. D'autre part, l'industrie des pays émergents va devenir plus gourmande.
      Les précipitations continentales (pluie, neige) sont le patrimoine d'eau douce de l'humanité. Mais ce capital, évalué à 110.000 milliards de mètres cubes par an (Mds m3/an), est inégalement réparti. Les régions arides, qui en reçoivent peu, sont soumises à un stress hydrique permanent. On parle alors de pénurie physique. Mais le manque d'eau a aussi une origine économique. C'est le cas dans de nombreuses régions, pourtant bien arrosées, où l'insuffisance des infrastructures hydrauliques engendre la pénurie. Résultat: en 2012, un Terrien sur sept n'a pas accès à une eau potable de qualité.
      À l'échelle globale, 64 % des précipitations sont reprises par évapotranspiration**: 57 % dans les forêts, prairies, zones humides et seulement 7 % sur les terres cultivées. Les 36 % restants alimentent les écoulements: rivières et nappes souterraines dans lesquelles l'irrigation, pratiquée sur 300 millions d'hectares (Mha), représente la majeure partie des prélèvements (70 % soit 2800 Mds m3/an). Les villes, les industries et l'hydroélectricité utilisent le reste (1200 Mds  m3). Plus de 60 % de ces écoulements sont partagés par 150 pays sur plus de 500 fleuves et aquifères transfrontaliers. La communauté internationale n'a pu encore s'entendre sur les principes universels d'utilisation de ces ressources et de prévention des conflits: la convention adoptée à cet effet par les Nations unies en 1997 n'est toujours pas en vigueur.
      Les quantités d'eau consommées par l'agriculture pluviale (non irriguée) et irriguée pour la production des besoins alimentaires de l'humanité représentent 95 % de notre demande en eau totale, le reste est utilisé par l'eau potable et les industries. De nombreux pays ne produisent pas toute leur alimentation et en importent une part, pour certains très importante, sous forme d'eau virtuelle (quantité d'eau mobilisée pour produire les aliments). Les flux atteints par cette eau virtuelle (1600 Mds m3/an) traduisent la mondialisation des ressources en eau. Les pays fortement dépendants n'en éprouvent pas de stress particulier s'ils ont un pouvoir économique suffisant. En revanche, et pour réduire leur facture alimentaire, les moins riches doivent nécessairement optimiser ces flux en développant des capacités locales de production et de stockage de produits alimentaires jugés stratégiques.
      Des réformes radicales
      Du fait de la croissance démographique, la demande alimentaire mondiale pourrait doubler d'ici à 2050. Or les ressources en eau sont déjà fortement ­entamées par l'irrigation avec de forts impacts sur l'environnement: surexploitation des eaux souterraines (20 millions de puits en Inde!), salinisation des sols (20 Mha affectés), artificialisation des rivières et fragilisation des zones humides, dégradation de la qualité de l'eau. Pour ne rien arranger, le réchauffement climatique devrait exacerber la situation.
      Comment, dans ces conditions, continuer à subvenir aux besoins croissants de l'irrigation qui permet de produire 40 % de l'alimentation mondiale sur seulement 20 % des terres cultivables? Les prélèvements d'eau et les superficies irriguées devraient en conséquence croître fortement, en particulier dans les pays qui souffrent déjà de stress hydrique. Sans changement majeur, ce sera difficile. Des réformes radicales vont devoir être mises en œuvre: irrigation localisée, plantes économes en eau, tarification juste, ­adhésion des agriculteurs. L'objectif est de produire plus avec moins d'eau, tout en préservant les écosystèmes.
      De son côté, l'agriculture pluviale s'étend sur 1300 Mha. Elle représente à l'échelle mondiale 80 % des surfaces cultivées (90 % à 95 % au Maghreb et en Afrique subsaharienne) et produit 60 % des aliments de la planète. Dans certaines régions d'Europe et d'Amérique du Nord, il est possible de développer des cultures pluviales à haut rendement. Mais dans de nombreux pays arides, les rendements agricoles subissent des variations dramatiques dues aux aléas climatiques. Dans ces situations, il faut renforcer les capacités traditionnelles d'adaptation à la sécheresse: cultures en terrasses, banquettes anti-érosives, zones d'épandage de crues pour l'irrigation et la recharge des nappes, variétés résistantes à la sécheresse.
      L'industrie est le secteur d'activité dont la demande en eau est appelée à s'accroître le plus en raison de l'équipement des pays émergents. Pour satisfaire tous ces nouveaux besoins, il faudra développer des ressources alternatives. Actuellement, le recyclage concerne 7 Mds m3/an, soit 4 % des eaux usées urbaines collectées et traitées, offrant une perspective intéressante, notamment en agriculture. Le dessalement des eaux saumâtres et de l'eau de mer produit 8 Mds m3/an, ce qui représente 0,2 % de l'eau douce consommée dans le monde. Les coûts de production devenant compétitifs, cette ressource pourrait doubler d'ici à 2020, même si son coût énergétique et son impact écologique (rejets de saumures) demeurent élevés.
      L'eau potable pour tous
      Autre sujet crucial: l'alimentation des villes en eau potable a toujours été une priorité absolue. Si le monde était à 70 % rural en 1950, il sera à 70 % urbain en 2050. L'explosion démographique urbaine qui s'annonce dans les pays en développement fait craindre de nouvelles pénuries: les villes y compteront plus de 5 milliards d'habitants en 2050. Il faudra donc chercher l'eau toujours plus loin et recourir davantage au dessalement, quitte à augmenter la facture de l'eau pour des collectivités parfois dépourvues des moyens nécessaires. Le devoir de coopération internationale est ici primordial, faute de quoi la généreuse résolution 64/292 des Nations unies de juillet 2010 reconnaissant le droit à l'eau potable pour tous resterait lettre morte.
      *À écouter sur Canal Académie  http://www.academie-sciences.fr/)  dans l'émission «Quelle gestion  de l'eau en Tunisie, au Sénégal  et au Burkina Faso?» avec Doudou Ba et Vincent Dabilgou.
      **Transfert du sol vers l'atmosphère  par évaporation et transpiration  des plantes.

      Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie.

      Comment rendre les plantes résistantes à la sécheresse
      La vie et l'eau sont indissociables, tant chez les animaux que chez les végétaux. C'est d'ailleurs tard au cours de l'évolution que certains organismes aquatiques sont parvenus à affronter la terre ferme.
      Chez les animaux terrestres, le système circulatoire fermé est une réminiscence de ce milieu aquatique originel. Par opposition, l'eau transite chez les plantes qui l'absorbent par leurs racines et l'éliminent par évaporation au niveau de leurs feuilles, créant ainsi un système ouvert. Cette évaporation est le résultat d'un rejet d'eau sous forme gazeuse par de microscopiques orifices foliaires: les stomates. La circulation ascendante, des racines jusqu'au sommet des tiges, résulte d'une poussée racinaire et surtout d'une aspiration par le feuillage qui constitue une véritable pompe. Les plantes, fixées par leurs racines, sont assujetties aux variations du milieu, notamment la déshydratation. En période estivale, ce stress peut se traduire par la fanaison.
      Le phénomène de reviviscence
      Les végétaux ont élaboré deux grandes stratégies pour ne pas succomber au manque d'eau. La première consiste à former des graines, structures déshydratées adaptées à surmonter des conditions hostiles, comme c'est le cas en hiver sous nos latitudes. Lorsque les conditions redeviennent favorables, les graines germent et le cycle de la vie redémarre. Le second mode se rencontre chez des végétaux comme les mousses ou les lichens capables de se dessécher et de se réhydrater. Ce phénomène de reviviscence s'observe chez les plantes dites de la «résurrection».
      Les plantes à fleurs ont le plus souvent recours à d'autres mécanismes adaptatifs. C'est ainsi que certaines espèces perdent leurs feuilles pendant la saison sèche et stockent l'eau dans leurs tiges ou leurs organes souterrains. D'autres réduisent leurs feuilles sous forme d'épines (cactées) quand d'autres les protègent par des poils formant un manchon d'air protecteur au niveau de leurs stomates, ces derniers se fermant le jour pour limiter les pertes d'eau.
      Au sein d'une même espèce, certains individus résistent aux stress hydriques répétés quand d'autres disparaissent. À l'échelle de l'évolution biologique (quelques centaines de milliers à quelques millions d'années), ces stress génèrent des mutations qui confèrent à la plante la capacité de résister au manque d'eau. Un enjeu agronomique majeur consiste donc à identifier ces gènes mutés afin de les introduire dans des variétés cultivées pour les rendre tolérantes ou résistantes à la sécheresse. Sous nos climats, les céréales de printemps et de nombreuses variétés cultivées n'ont pas trop à souffrir de ce stress. A contrario, les espèces qui fleurissent en été, comme le maïs, ou celles qui poussent sous des climats arides nécessitent soit des variétés adaptées soit de l'irrigation.
      Stress hydrique
      Blé, riz et maïs représentent 60 % de l'alimentation mondiale. Des recherches ont abouti à la création de maïs transgéniques plus résistants à la sécheresse et cultivés dans certains pays, comme l'Afrique du Sud. D'autres voies de sélection plus conventionnelles, avec recherche systématique des nombreux gènes impliqués dans la résistance au stress hydrique existent, mais sont plus lentes à mettre en œuvre car beaucoup plus complexes. Les enjeux sont importants et les stratégies envisagées pour trouver des solutions économiquement et socialement satisfaisantes sont encore sujettes à polémique, notamment en Europe où les sécheresses ne constituent pas, sauf certaines années, un problème majeur. Il reste que l'agriculture consomme beaucoup d'eau et qu'importer ou exporter des matières premières agricoles revient à échanger de l'eau «virtuelle»!

      Les diarrhées transmises par l'eau tuent 1,5 million d'enfants chaque année
      L'eau, l'assainissement et l'hygiène sont les fondements oubliés de la santé. Alors que près de 80 % de la population mondiale a désormais accès à l'eau, 40 % de cette population (soit 2,6 milliards d'individus) est dépourvue de structures sanitaires de base. La défécation en plein air est encore pratiquée par 20 % des êtres humains et 300 millions de tonnes d'excréments polluent chaque année rivières, mers et lacs.
      Cet état dramatique a un impact important sur la santé humaine: plus de 20 maladies sont transmissibles par l'eau, au premier rang desquelles les diarrhées qui sont l'une des principales causes de la mortalité infantile avant 5 ans (1,5 million de morts par an, soit 5000 par jour!), les hépatites A et E, les salmonelloses, sans oublier le choléra dont les épidémies ressurgissent régulièrement.
      Cette situation n'est pas le seul apanage des pays en développement. En Europe (notamment l'Est et le Sud), 120 millions de personnes n'ont pas accès à des équipements sanitaires de base. Dans la seule région méditerranéenne, 47 millions d'individus sont dépourvus de structures d'hygiène dont 25 % des foyers ruraux. Résultat: les diarrhées et les maladies transmises par l'eau y sont responsables de 12 % de la mortalité infantile, soit 14.000 décès annuels.
      Outre les impacts directs sur la santé auxquels s'ajoutent les risques liés aux polluants organiques et aux micropolluants, les impacts socio-économiques ou sur l'éducation (absentéisme scolaire, en particulier chez les filles) font que les stratégies d'assainissement sont l'une des toutes premières priorités du développement (priorité 7 des objectifs du millénaire). Elles dépendent aussi bien d'une volonté politique ferme que de budgets appropriés et parfaitement supportables. Elles reposent enfin sur une triade indissociable: qualité des ressources en eau, équipements sanitaires (notamment en milieu rural et en milieu scolaire), éducation continue à l'hygiène *.
      * Une récente conférence internationale, organisée par le Groupe interacadémique pour le développement (GID) de l'Académie des sciences à Rabat: Parmenides 4 «Eau et assainissement »: enjeux et risques sanitaires en Méditerranée a permis l'élaboration des recommandations essentielles (gid. org).
      Par Mustapha Besbes